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Pour masser en France

il te faut choisir ta voie.

 

 

 

Quel avenir voulons-nous pour notre métier ?

Concrètement force est de reconnaître que les professions du massage sont squatées par la prostitution. Ce n'est pas nouveau, certes, mais c'est maintenant que le massage s'impose vraiment en France qu'il nous faut nous organiser. Si nous n'intervenons pas, si nous ne nous mobilisons pas c'est cela que les gens finiront par retenir.
De plus, la France est sûrement un des rares pays au monde à considérer encore le massage comme un acte essentiellement médical et, quelle que soit la façon dont on le pratique, nous risquons des poursuites judiciaires pour "exercice illégal de la médecine".

  • Le massage français n'est pas un massage thérapeutique
    _ est-ce à dire que nous devons nous focaliser sur la seule reconnaissance des massages de détente au détriment des massages traditionnels ?
  • Le massage français n'est pas prostitutif
    Est-ce à dire que nous ne devons pas nous préoccuper des professionnel(le)s du sexe, ou pire, les stigmatiser pour davantage assoir notre crédibilité ?

Le ton est donné. Faut-il, comme nous avons semble-t-il laissé faire, regarder se construire nos acquits sur l'inorganisation rudérale d'autres corporations ? L'Etat ou l'Ordre des kiné est-il l'homme à abattre ? La FNEMF serait-elle le chevalier blanc du massage comme nous le montre cette photo manichéenne d'entête ? Non bien sûr mais force est de constater que l'alternative qui est la notre est désolante de banalité. Soit nous empruntons le chemin plein d'embûches de la reconnaissance pleine et entière du massage en France, comme ce chemin caillouteux l'illustre très justement, soit nous nous contentons de ce sépulcral relaxologue et de ses modelages corrolaires. Quelle fédération pourrait se satisfaire de cet enterrement nocturne d'artiste ? Qu'importerait donc la façon dès lors que l'enterrement ait lieu ? A la FNEMF cela nous semble plus ressembler à un enfouissement qu'à des funérailles et nous ne nous contenterons ni de l'un ni de l'autre.
Il te faut donc choisir, comme souvent dans la vie, si tu veux être celui par lequel ton métier t'appel, c'est-à-dire masseur ou entériner ce rapt national pour ce mot mort-né, sans statut, sans histoire que nous impose une loi ancienne devenue ravisseur.

 

 

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